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Saga Suisse la suite, avant que la saison ski ne finisse ! Sur les pas de James Bond, de Sherlock Holmes et à la découverte de la plus haute gare d’Europe : Bienvenue dans le somptueux massif de la Jungfrau qui offre stations de ski de compétition et villages perchés de rêve dans un panorama à 360° époustouflant. Top of Europe pour les amoureux de montagne !

L’Eiger (3970 m). Le Monch (4107 m). La Jungfrau (4158 m). Le premier signifierait « ogre » en P1190211mémoire à ses victimes qui n’atteignirent pas son sommet, mais aussi « grand épieu » dans l’ancien dialecte local. Le suivant est le « moine » et vient ensuite la « demoiselle » ou « vierge ». Un triptyque de sommets qui signe le paysage de ce massif de la Jungfrau, cher aux skieurs, aux alpinistes et aux amoureux de haute montagne. Et aux amateurs de trains car ici c’est un moyen de locomotion très prisé, pour, ski sur l’épaule, aller prendre un télésiège et faire quelques descentes ou atteindre un de ces jolis villages « sans voiture ». Ou grimper au Top of Europe, gare la plus haute du vieux continent, par un train à crémaillère centenaire.

Des lacs aux glaciers jusqu’au Top of Europe à l’ombre de la Jungfrau

C’est au cœur des Alpes bernoises, ou Oberland bernois, que le majestueux massif de la Jungfrau s’élance depuis une région de lacs et la bien nommée ville d’Interlaken. C’était, dit-on, une villégiature prisée des musiciens et écrivains, tels Mendelssohn, Goethe, Schopenhauer, qui venaient ici trouver l’inspiration et, dit-on encore, faire des cures de lait de chèvre. En été, c’est un train à crémaillère P1190209d’époque qui permet d’accéder à Schynige Platte dans une ambiance presque Belle Epoque, puis à Grindelwald, « la ville des glaciers ». Il y avait en effet alors trois glaciers qui descendaient jusqu’au village, tant et si bien que Grindelwald était devenu le fournisseur officiel de glace expédiée en carrosse jusqu’à Paris pour les cocktails mondains.

L’ambiance au cœur de l’Oberland bernois était plutôt aux grandes expéditions alpines et aux travaux de titans menés pour construire un chemin de fer, qui à travers le Monch et la Mer de Glace, atteindrait le col de la Jungfrau. Creusé à main d’homme, notamment par de nombreux Italiens dont beaucoup périrent sous la roche, ce train célébrait en 2012 ses 100 ans et sa fierté d’accéder à la plus haute gare d’Europe (3454 m). P1190169Fierté et succès car ce sont quelques 866000 visiteurs, venus d’un peu partout dans le monde, qui ont tenté l’expérience en 2014. Au sommet, la vue par temps clair est impressionnante de cet observatoire presque à flanc de Monch et de Jungfrau situé dans un étroit goulet nord-sud de sommets, avec d’un côté les vents glacés et de l’autre la lumière italienne. Tout un symbole ! Tout là haut, on visite aussi un Palais des Glaces (sous le glacier) et on y savoure une cuisine internationale, allant même jusqu’à l’esprit Bollywood, les Indiens étant fans du site tout comme les Asiatiques qui dévalisent le Paradis du Chocolat Lindt et les corners de montres suisses. Le tout estampillé « Top of Europe » : le chocolat ne peut qu’en être meilleur !

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Sommets secrets

Autour de l’Eiger, du Monch et de la Jungfrau, de nombreux autres pics se pressent pour créer ce vertige de sommets. Le Schreckhorn (4078 m) et le Wetterhorn (3701 m) qui donne, selon les anciens et comme l’indique son nom, la météo à venir, ferment cette barre de montagnes qui, à l’autre extrémité dresse l’empâté Breithorn (3782 m) et un peu plus loin et plus bas le Schiltorn (2971 m).IMG_3823

S’il ne fait que frôler les 3000 mètres, ce pic a accédé à la gloire en étant le théâtre rocambolesque du tournage d’un James Bond. Tourné en 1968, le film « Au service secret de sa Majesté » a mobilisé toute la population du petit village de Murren (400 habitants transformés en figurants, guides, opérateurs), et reste gravé dans les mémoires locales. Là haut, quand l’ascension vertigineuse en téléphérique se termine, le panorama est magnifique. 360° de vue sur une mer de montagnes (3000 et 4000 mètres only !), l’impression de flotter au dessus des sommets et des nuages. Mais attention, il faut rester sur ses gardes car l’ombre du méchant Blofeld pourrait planer encore sur son repaire, devenu un IMG_3842excellent restaurant panoramique et tournant dont on reconnait encore le décor so 70’s entre deux assiettes de charcuteries et fromages suisses et tartes maison.

La suite, après avoir visité l’incontournable musée 007, se fera à ski, presque comme James Bond.

Paradis du ski

Du sommet du Schilthorn, on peut dévaler l’à pic par la piste « Inferno » qui accueille chaque année « une course infernale », lancée en 1928 par quatre Britanniques un peu fous. Un départ à 2900 m d’altitude, une arrivée à 800 m à Lauterbrunnen, le tout en 40 minutes pour les meilleurs et en passant par un couloir rocheux étroit, appelé Kanonrohr ou tube à canons… Facile ? La piste n°10 est dotée Schiltorn2d’une pente à 75%…

Plus tranquillement, les plus raisonnables skieront avec plaisir sur un des trois domaines de la Jungfrau : Murren-Schiltorn donc, dont certaines pistes traversent les villages comme un trait d’union entre quotidien des habitants et vie touristique et sportive, Kleine Scheidegg-Männlichen et Grindelwald-First. Les domaines (non reliés à ski) offrent une diversité de paysages avec ou sans sapins, pistes-promenades ou larges pentes aux déclivités changeantes, et de vues sur le massif qui rend chacun attrayant et avec un peu de temps à passer dans les trains, il est possible de découvrir les trois domaines en un séjour. Mais attention, comme en Suisse, on nait les skis aux pieds, ici, point de vertes et l’arc-en-ciel des couleurs de pistes est un peu au dessus du niveau des stations françaises !

Villages et chalets, fondues et meringues

Dernier coup de cœur pour la route : les deux villages de Muerren et Wengen. Officiellement classés « villages sans voitures » (comme Zermatt par exemple), ces deux bijoux sont nichés sous le Schilthorn et la Jungfrau et offrent un condensé de vie montagnarde. Chalets de bois fleuris, toits enneigés ou prairies verdoyantes, hôtels de charme cossus, carte de restaurants évoquant fondue et raclette, cheminées qui fument et surtout ce silence sans moteurs d’une vie d’antan telle qu’on aimerait l’imaginer.
On accède à ces villages préservés et un peu secrets en train à P1190154crémaillère ou en téléphérique, ce qui complique un peu la vie des locaux quand ils déménagent et signale l’autochtone qui revient dans son chalet de vacances à sa pelle pour déneiger qui dépasse du sac à dos ! Typiquement suisses, de cette Suisse de carte postale idyllique, Muerren et Wengen sont la quintessence de cette vie dans l’Oberland : alpine avant tout, mais accueillante et savoureuse.

On retrouve cette ambiance un peu hors du temps dans la vallée de Haslital, refuge des randonneurs, des raquetteurs et des skieurs de fond. Une vallée qui commémore Sherlock Holmes, celui-ci ayant trouvé la mort lors d’un P1190274duel au bord des chutes d’eau Reichenbach, près du village de Meiringen où fut inventée… la meringue ! C’est sur le glacier du Gauli qu’a eu lieu en 1946 une des plus grandes actions de sauvetage en montagne lorsqu’un Dakota de l’Armée américaine égaré en pleine tempête de neige a du atterrir en urgence. A Haslital, au cœur de l’hiver, les chalets d’alpage, sur leurs pilotis de pierre et avec leur bois précieusement rangé pour affronter l’hiver, se dressent toujours, un peu fantomatiques, dans la neige qui tourbillonne. Dans cette tempête plus douce qu’en 1946 (la bonne excuse), on devine, presque par hasard, une auberge où aller déguster une réconfortante fondue dont on n’obtiendra malheureusement pas la recette. Ils ont ici inventé un délicieux pain intelligemment prédécoupé en carrés, servi chaud et il n’y a plus qu’à tremper ! Un délicieux moment, et l’occasion de se souvenir de la première fondue dégustée en arrivant (tradition incontournable, non ?), dans un autre restaurant d’altitude auquel on accède avec un bus de nuit pour en redescendre en luge à la frontale : 20 minutes de pur bonheur de glisse et d’éclats de rire !

Le secret de la Jungfrau est là : la montagne sous toutes ses facettes, authentiques, (très) sportives, ludiques, conviviales.

Carnet d’adresses et informations

  • Belvedere Hotel à Grindelwald, hôtel historique tenu en famille avec spa, piscine intérieure, jacuzzi extérieur
    http://www.belvedere-grindelwald.ch
  • Restaurant Bussalp : chalet perdu dans la montagne dont on descend en luge !
  • Restaurant Schwartzwaldalp : fondue après raquettes dans un environnement du bout du monde
    http://www.schwarzwaldalp.ch
  • Restaurant Piz Gloria au sommet du Schilthorn: pause déjeuner entre deux descents dans LE restaurant panoramique tournant pour admirer les différentes vues sur les sommets au fil du repas
  • Muerren
    http://www.muerren.ch

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