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Au fil de la Meuse, à la découverte de Rotterdam, cité de contrastes et d’architectes. Entre briques rouges et immeubles de verre et d’acier, un citytrip archi / arty / foody.

Cité de contrastes et de pluralismes.
Charmants quais de Oudehaven bordés de terrasses et de tavernes dignes d’un village bucolique et quelques mètres plus loin, une tour de verre et d’acier qui s’élève dans le ciel.
Vieille église gothique miraculeusement sauvée des bombardements qui jouxte la Markthal flambant neuve telle une arche d’abondance, mêlant granit strict et fresque intérieure géante et exubérante.
A côté, les maisons-cubes de Piet Blom renversent aussi la situation et les perspectives – et peut-être le mode de vie de ceux qui les habitent ? – tandis que la Tour Crayon du même architecte veille sur la Binnenrotte, la plus grande place d’Europe.
A peine plus loin, les quais de Leuvenhaven accueillent vieux gréements et grues délaissées qui, la nuit venue, ressemblent un peu aux araignées de Louise Bourgeois.

Tendance mais paisible, le quartier Witte de Withstraat aligne demeures du XXe siècle, terrasses branchées et galeries pointues sur le chemin des musées.

Sur la rive gauche, les tours égrènent leurs silhouettes mutantes, telle la De Rotterdam de Rem Koolhaas, ville en réduction, en équilibre et en hauteur qui ouvre la promenade vers les quais et ports, ceux des croisiéristes d’aujourd’hui mais aussi ceux d’où on embarquait pour les Amériques – et une vie meilleure – au début du siècle dernier. Le terminal de la Holland America, Jugendstil presque incongru au milieu de ces tours étincelantes, est devenu un hôtel tendance, entouré d’entrepôts en rénovation.
Choc de l’Histoire et des époques.

Architecture futuriste et ville flottante

Ce mélange des genres marqué par l’omniprésence de l’architecture moderne et contemporaine date de l’après-guerre et de la reconstruction d’une ville presque totalement détruite. Place donc à la créativité, aux essais urbains et aux « grands gestes architecturaux » : Rotterdam en collectionne quelques-uns – et quelques belles signatures – qui impressionnent le voyageur, et ce dès l’arrivée à la gare centrale, auvent d’or ou d’argent selon l’heure, qui étincelle du feu de ses panneaux solaires.

Mais loin d’une ville sans âme et sans ambiance, la 2e ville des Pays-Bas dessine un art de vivre à la fois tranquille et dynamique, nonchalant et vibrant. Ambiance bobo ou affairée, population jeune et multiculturelle. Et à deux-roues forcément, car à Rotterdam, les vélos se croisent incessamment, filant entre voitures et tramways vers l’autre rive, enjambant ce cygne affuté inauguré en 1996 qui dessine aussi dans le ciel une lyre imaginaire.

De l’autre côté de ce pont, baptisé Erasme en l’honneur du chanoine humaniste et voyageur qui était natif de Rotterdam – la ville renait également, en vertical, avec l’aide précieuse et majeure de Renzo Piano, Rem Koolhaas et autres Norman Foster, excusez du peu !
Une passerelle plus loin, la ville semble soudain plus lointaine et le temps semble s’être arrêté il y a quelques décennies : un entrepôt s’est transformé en marché, bobo à souhait, tandis que la bien nommée Deliplein s’entoure de bistrots et petits restos à l’ombre de vieux arbres. Les vélos s’accrochent par dizaine sur les rambardes bordant Rijnhaven et les gratte-ciels, pourtant tout proches, ne sont plus qu’un souvenir.

Au nord, le quartier de la gare Hofplein se réinvente aussi, sous les arcades d’une vieille gare, et se relie au centre ville par d’étranges couloirs et escaliers jaunes.
Contraste permanent, de styles et de couleurs, dans cette ville moderne qui conserve quelques îlots d’avant-guerre et de briques tout en se renouvelant vers le haut.

Mais aussi sur l’eau. Rotterdam étant située en-dessous du niveau de la mer, réfléchit à un avenir rassurant et flottant. Les « Floating projects » se suivent donc et ne se ressemblent pas : là, des arbres sur l’eau, forêt conceptuelle imaginée par l’artiste Jorge Bakker et appelée « Bobbing Forest », ailleurs des « maisons flottantes ». Et demain, une ferme sur les flots, pour reconnecter les citadins à l’agriculture : 40 vaches sont attendues dans le port de Rotterdam, et peut-être autant de lapins et potagers un jour ?

Si Rotterdam ne connait pas la mer, l’eau y est pourtant très présente, les rivières et les ports rythment la déambulation du touriste et le quotidien des Rotterdamois qui délaissent la terre ferme pour embarquer sur les waterboats jaunes qui réunissent les deux rives à grands coups de sillages vrombissants. Sur l’eau toujours, il n’est pas rare de voir glisser vers Leuvenhaven un jacuzzi flottant, une invention néerlandaise qui consiste à jeter sa baignoire dans le grand bain…
Les Pays-Bas n’ont pas fini de surprendre et Rotterdam, surnommée la « Manhattan de la Meuse » mérite, au même titre que ses voisines, l’incontournable Amsterdam et la majestueuse La Haye, un city-trip entre mer et ciel, pour contempler sa skyline unique.

Office du tourisme des Pays-Bas

Office du tourisme de Rotterdam

 

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